Le samedi 12 avril, la Grande Loge de France a organisé à la mutualité un colloque sur l’évolution des sciences et les dangers liés à la montée des dogmatismes antiscientifiques, comme le créationnisme.
Trois tables rondes ont eu lieu autour du thème des sciences et de leur place dans la société du 21ème siècle. La première concerna le « danger des dogmatismes antiscientifiques contemporain », la seconde a essayé de répondre à la question « Faut-il avoir peur de la science ? » tandis qu’en fin d’après-midi la dernière a abordé l’éthique et posera la question de « Comment gérer sur le plan éthique les conséquences du progrès scientifique et technique ? ».
L’une a à voir avec l’éthique : peur de telles ou telles retombées néfastes, voire terrifiantes, de la science : ainsi de sa capacité à rendre possible la fabrication d’armes de destruction massive (gaz de combat, armes nucléaires ou bactériologiques.) ou de créer des situations que l’on considère nuisibles pour l’homme (dans sa dignité, sa santé.)
Une autre est de nature pédagogique : comment enseigner une matière que l’on estime – à tort, certes – avoir quitté le monde de tous les jours ? La science serait devenue exclusivement affaire d’hyper-spécialistes, et ne se déroulerait plus que sur quelque front de bataille, loin de nous, auquel seuls quelques Prix Nobel et assimilés auraient accès. On a bien sur peur d’enseigner une telle matière.
Une troisième, moins répandue sans doute, concerne la crainte de certains que la science, aboutissant à une (pourtant plus qu’improbable) explication totale du monde, étouffe par-là l’imagination poétique.
Les dogmatismes comme le créationnisme représentent-ils un danger pour la science ?
Je ne pense pas qu’il y ait brouille entre la science et le grand public. Dans certaines enquêtes, elle demeure en tête des admirations du public. C’est plutôt de méconnaissance qu’il s’agit. Et là, un seul remède : l’éducation, sous toutes ses formes (école, media, musées).