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Du 23 mai au 1er juin aura lieu la grande fête de la création au « Creation Museum »  situé dans le Kentuky aux Etats-Unis.

Le musée est un vaste projet qui souhaite remettre dans le droit chemin les moutons égarés qui pensent que nous et les autres espèces vivantes ne sommes que le fruit d’une bête évolution lente et hasardeuse.

Oui, mes frères et sœurs, la fête sera grandiose pour la première année d’existence de cette foire aux phénomènes, de ce cirque réalisé par des pseudos intellectuels qui démontrent avec moultes panneaux didactiques, films, conférences, etc … que le monde a été créé voici huit mille ans.

Le « musée » tente de confirmer la thèse de William Hanna et Joseph Barbera qui par leur œuvre majeure, « The Flinstones » (les Pierrafeu) nous démontrent que les dinosaures, les ptérodactyles, les tigres à dents de sabres et autres créatures ont bel et bien coexistés avec les hommes des cavernes.

Au programme de cet évènement à ne pas rater :

-          Zoo d’animaux de compagnie exotiques

-          Les nuits des découvertes

-          Feu d’artifice

-          Activités pour enfants

-          « Fun » pour toute la famille

-          Activités pour « members only »

-          Conférences

-          Mises en scènes (ben tiens!)

Donc si vous voulez vous marrez franchement, n’hésitez pas, le seul problème est que l’entrée soit payante et, franchement, financer ce truc de désinformation n’est pas vraiment une bonne idée.

Le site : http://www.creationmuseum.org

 

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Les travaux originaux du scientifique anglais Charles Darwin sont enfin à disposition du grand public. L’université de Cambridge, en Angleterre, a annoncé que 20000 documents et 90000 photos ont été publiés sur un site internet (*). Parmi ces documents, une ébauche du livre majeur de Darwin, L’Origine des espèces, datant de 1840.

 

Ce site contient également des photographies de Darwin et sa famille, des critiques de ses livres, des coupures de presse, ainsi que des documents livrant quelques secrets sur sa vie familiale.

La théorie de l’évolution

 

Darwin base sa théorie sur un point fondamental: la sélection naturelle. En biologie, elle est l’un des mécanismes qui permet d’expliquer l’évolution des espèces et leur adaptation à un milieu. Cette théorie fit scandale parce qu’elle mettait en évidence que l’homme descend du singe. Pour Darwin, chaque être vivant vient d’un autre être vivant, et la sélection naturelle le fait évoluer…

 

L’objectif de la publication sur internet? Martine Raes, professeur de biologie aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, à Namur, estime qu’elle peut intéresser les scientifiques, mais aussi le grand public.

Les chercheurs pourront s’appuyer davantage sur ces documents pour continuer le travail de Darwin sur l’évolution des espèces, ou en saisir les étapes.

 

Le grand public pourra s’intéresser au côté «privé» de Darwin, et se diriger par après vers les résultats des observations du scientifique. Car la face privée du personnage donne un visage humain au professeur. «Darwin était un scientifique bien intégré dans la vie de son époque. Donner des informations sur sa vie familiale et sur sa place dans la société permet de montrer un certain humanisme à son égard.»

 

La question qui fâche

Cette publication intervient en plein débat entre les défenseurs de la théorie de l’évolution et les tenants du créationnisme (doctrine qui prône qu’un être supérieur aurait créé l’univers et la vie.)

 

Martine Raes rappelle qu’il ne faut pas comparer la théorie de Darwin à celle des créationnistes. «Les théories créationnistes sont uniquement destinées à une utilisation individuelle. Tenter d’appliquer ces théories à tout le monde est une erreur qu’il ne faut pas commettre. La théorie de l’évolution de Darwin est destinée à la société collective. Elle est basée sur des observations scientifiques avérées et vérifiables par tout le monde.».

 

Le refus récent de futurs professeurs d’enseigner la théorie de Darwin avait relancé le débat entre les deux camps. La publication des documents de Darwin risque de provoquer de nouvelles oppositions entre «darwinistes» et «créationnistes».

 

Le site: www.darwin-online.org.uk

 

 

Source: http://www.actu24.be/article/societe/les_originaux_de_darwin_publies/133770.aspx

 

Vous vous demandez sans doute d”où vient l’image, dans le descriptif,  du personnage qui semble marcher d’une drôle d’allure.

Il s’agit d’un sketch des Monty Python (qu’ils soient loués pour leur infinie sagesse) qui s’intitule “Ministry of Silly Walks” comme quoi on fait rire avec juste un peu d’imagination.

Enjoy it!

 


 

Tout le monde a encore en tête et d’ailleurs le calendrier vient de nous le rappeler, il y a juste 14 ans se déroulait dans un pays sans ressources naturelles un massacre d’une ampleur extraordinaire, effectué de façon « artisanale », des voisins en massacrèrent d’autres.

 

Ce pays n’intéressait personne, le glorieux dieu français de l’époque déclara même :  « Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important », c’est dans ces termes choisis rapportés par Patrick de Saint-Exupéry dans le Figaro du 12.01.98, que le président français qualifiait un génocide perpétré par des Africains contre d’autres Africains, les Hutu extrémistes du Rwanda contre les Tutsi, avec l’aide, le soutien et l’expertise française, avant, pendant et après le génocide.

 

Affirmation scandaleuse de la part d’un homme et quel exemple de la part d’un chef d’état.

 

Durant le génocide Cambodgien, l’Occident a à peine sourcillé, les « boat people » étaient plus gênants que dramatiques, comme si le fait de voir les résultats d’une politique génocidaire et catastrophique d’un pays enfermé par ses dirigeants perturbe alors que l’on sait … on sait mais on préfère ne pas voir.

 

La Corée du Nord ne se gène pas d’emprisonner sa population et de pousser aux gémonies une dynastie de dégénérés auto proclamés guides suprêmes. Un pays qui pense pouvoir se diriger et qui ne s’en sort pas, les plans quinquennaux censés organiser poussent des millions de gens à la famine.

 

D’autres Holocaustes sont en routes, ils sont silencieux, on encourage les familles nombreuses en interdisant la contraception dans des pays où la famine est endémique, tout cela dans le but d’avoir plus de croyants dans les statistiques, cynique n’est-ce pas ?

 

On parle de bio carburants, en fait, le terme agro carburant est plus approprié, on n’arrive même pas à nourrir toute le monde (900.000.000 de gens ont faim) avec les surfaces cultivables actuellement et on voudrait consacrer des terres pour faire rouler nos voitures ? Quelle indécence !

 

Bouffer de la viande, trop de viande, c’est ôter de la nourriture à ceux qui en ont besoin, il faut dix kilos de céréales pour produire un kilo de viande…

 

Et nous voilà dans une société insouciante, les tracas sont de savoir où l’on va sortir le samedi soir, où l’on ira en vacances cet été et plein d’autres futilités, le reste a peu d’importance et pourtant, je pense qu’on a encore rien vu, le pire reste à venir.

 

Je ne suis pas pessimiste, au contraire, je suis simplement réaliste, et si ça fait peur pour l’avenir, tant mieux, une personne avertie en vaut deux, mais il ne faut pas consommer pour autant !

 

Collectif «Avion Rouge»

Pour un étiquetage clair du mode de transport
des marchandises intercontinentales

De plus en plus fréquemment, fruits, légumes, viandes et autres fleurs provenant des quatre coins de la planète nous sont proposés dans les commerces. Lorsque ces produits sont acheminés en Belgique (ou en Europe) par avion, le coût énergétique est extrêmement élevé, avec des émissions de CO2 hors normes, 60 fois plus que le transport par voie maritime.Par exemple, le seul transport aérien d’un kilo…
- de fraises d’Israël émet 2,6 kg de CO2, soit l’équivalent de 1 litre de pétrole.
- d’asperges du Pérou émet 8,4 kg de CO2, soit l’équivalent de 3,1 litres de pétrole.
- de bœuf d’Argentine émet 9 kg de CO2, soit l’équivalent de 3,4 litres de pétrole.
- d’agneau de Nouvelle-Zélande émet 15 kg de CO2, soit l’équivalent de 5,6 litres de pétrole.

Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, cela devient interpellant. Je ne souhaite pas interdire les importations de ces produits frais mais, en tant que consommateur, je désire pouvoir faire mon choix en connaissance de cause.

 

Le site: http://avionrouge.blogspot.com/index.html

 

Noël en famille ou 15 litres de pétrole…

 

Au menu : entrée exotique, plats du bout du monde, vins lointains, dessert des Tropiques. Et avec ça, je vous mets encore un petit supplément de CO2 ?

Pierre OZER Chargé de recherche au Département des sciences et gestion de l’environnement, Université de Liège. Dominique PERRIN Chercheur à la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux

La place du réchauffement climatique dans les médias, dans les préoccupations des citoyens et dans le débat politique est sans cesse croissante, tout comme l’est la concentration en dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

La semaine précédant Noël, j’ai décortiqué les publicités de mon hypermarché le plus proche pour préparer le repas familial tant attendu. Et voici ce que j’ai pu concocter pour huit personnes avec, entre parenthèses, les kilomètres parcourus entre le pays de production et la Belgique ainsi que les kilogrammes de CO2 émis uniquement pour le transport aérien intercontinental de ces produits achetés. L’analyse se focalise sur le transport par voie aérienne puisque celui-ci émet, en moyenne, 60 fois plus de CO2 que le transport par voie maritime.

D’abord, pour faire joli, je fais trôner un magnifique bouquet de vingt roses au centre de la table des grands jours. La provenance de ces magnifiques fleurs est kenyane et le mode de transport est aérien (6 550 km, 5,2 kg de CO2).

Le décorum bien planté, commençons donc par un velouté d’asperges aux langoustines. Le légume vert nous vient directement du Pérou par avion (10 500 km, 12,5 kg de CO2) et les langoustines ont été acheminées, une fois décortiquées et congelées, par bateau depuis l’Indonésie (14 000 km). Remarquez que, du point de vue des émissions de CO2, il est encore préférable d’acheter des langoustines élevées en Asie du Sud-Est plutôt que ce même crustacé pêché en Ecosse – quel paradoxe ! En effet, ce dernier, une fois attrapé dans les eaux européennes, va faire un périple extraordinaire par bateau jusqu’en Thaïlande d’où, une fois décortiqué, il retournera sur le marché européen (22 000 km). Une délocalisation due au fait que je préfère, en cette veille de Noël tout comme les 364 autres jours de l’année, acheter des crustacés décortiqués. Et comme 70 pc des consommateurs ont opté pour ce gain de temps…

Après deux bonnes bouteilles de Sauvignon blanc chilien (11 900 km) à la robe jaune pâle, nous attaquons le plat de consistance. Bien décidé à offrir un mets exotique à mes chers convives, j’ai longtemps hésité entre le springbok – cette belle antilope – de Namibie (8 300 km), le kangourou australien (16 700 km), l’autruche d’Afrique du Sud (8 900 km), la biche de Nouvelle-Zélande (18 700 km) et le bison canadien (5 600 km). Un peu perdu, je me suis finalement engagé à faire un simple steak-frites-salade bien de chez nous. Sous le titre peut-être rigolo “on en a pour son argentin”, mon hypermarché m’offre un steak de boeuf argentin venu par avion (11 300 km, 14,5 kg de CO2) à un prix 30 pc inférieur au Blanc-Bleu-Belge… Comment résister ? Pour les frites faites maison, j’achète des pommes de terre labellisées “bio” qui viennent du Sud de la France par camion. Quant à la salade, elle vient d’Espagne. Alors, l’espace d’un instant, je m’interroge… Pourquoi dit-on que c’est le plat traditionnel belge par excellence ? Mais ce questionnement futile se dissipe rapidement car je dois vite ouvrir les bouteilles de Cabernet Sauvignon californien (8 900 km), une vraie merveille dont l’attaque en bouche est ronde et corsée.

Et c’est mon épouse qui se charge du dessert tant attendu. Une salade de fruits réalisée exclusivement avec les fruits frais en promotion trouvés au magasin. Tenez-vous bien, il s’agit de poires nashi de Corée du Sud, de mangues, papayes, figues et melons charentais du Brésil, de fruits de la passion de Colombie, de grenades des Etats-Unis, de fraises d’Israël, d’ananas d’Amérique centrale, de cerises d’Argentine et de caramboles de Malaisie. Nous décidons d’y ajouter deux kiwis de Nouvelle-Zélande, une orange d’Afrique du Sud et une pomme belge pour que tous les continents soient représentés dans le même récipient. Evidemment, alors que nous approchons des douze coups de minuit, qu’il fait toujours 10°C dehors et que mon fils de trois ans me répète que ce n’est pas Noël puisqu’il n’y a pas encore eu de neige, un tel dessert a un coût : une distance cumulée de 126 000 kilomètres et une facture approximative de 9 kg de CO2 émis. Là-dessus, je débouche une bouteille de mousseux blanc de Tasmanie, une île au sud de l’Australie (17 100 km).

In fine, fleurs et vins compris, la distance totale parcourue par tous ces produits est de 209 000 kilomètres, plus de cinq tours du monde, avec les émissions de 41,3 kg de CO2. Cela équivaut aux émissions de CO2 d’un véhicule ordinaire parcourant la distance de 258 kilomètres, soit approximativement 15 litres d’essence pour moins de six kilogrammes de nourriture !

Pourtant, avec un joli bouquet de houx au centre de la table, une délicieuse soupe au potiron en entrée, suivie du même steak-frites-salade à base de produits locaux, une salade de fruits sans fraises, cerises… venues par avion et des vins français nous permettraient de diminuer de plus de 80 pc les émissions de CO2 dues au transport.

Veiller à ce que nous mettons dans notre assiette fait partie des multiples petits actes citoyens que nous pouvons poser pour diminuer notre empreinte écologique. Le transport de marchandises par voie aérienne était de 2 milliards de tonnes/kilomètres transportées (1) en 1960. En 2006, ce chiffre est passé à 150 milliards. Et la part des émissions de CO2 due aux transports aériens s’accroît chaque année.

Un supermarché scande “Vivez comme vous voulez”, un autre clame “Et tout devient possible”. Nous en sommes intimement convaincus. Et si nous, consommateurs, n’achetons plus de cerises d’Argentine, de fraises d’Israël ou de myrtilles du Chili en hiver, ils n’en proposeront plus. Ensemble, nous pouvons forcer le changement. Et tout cela sans réellement perdre de notre confortable qualité de vie.

Mais pour que le consommateur s’y retrouve, il faut l’aider à faire son choix en connaissance de cause. Nous en appelons donc au politique pour qu’il légifère en la matière et impose aux distributeurs l’application de logos (un avion rouge et un bateau bleu, par exemple) indiquant systématiquement et clairement le mode de transport utilisé pour le transport intercontinental de ces marchandises.

(1) Charge transportée exprimée en tonne multipliée par la distance exprimée en kilomètres.

Source: http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=329054

L’imbécilité que nous pensions éloignées de nos institutions académiques et démocratiques européennes débarque à grand pas.C’est très inquiétant, par cette intrusion de l’irrationnel dans notre monde “évolué” il y a risque de retomber plusieurs centaines d’années en arrière, d’effacer d’un trait tous les progrès enregistrés par les sciences, tout ça à cause de quelques illuminés qui pensent que le monde à été créé en -6.000 avant Jules César … à l’époque où l’homme inventa la roue.

« Le Conseil de l’Europe cède à des religieux intégristes »

Vous affirmez que les créationnistes, selon lesquels la Terre a été créée en six jours comme le dit la Bible, ont de l’influence au Conseil de l’Europe. Pourquoi ?

 


J’ai travaillé pendant trois mois sur un projet de recommandation intitulé « Les dangers du créationnisme dans l’éducation ». Ce texte conclut que le créationnisme ne doit pas être étudié dans les écoles et les collèges car ce n’est pas une science. Il a été adopté par la commission culture du Conseil de l’Europe, et devait donc être débattu en séance publique de l’Assemblée parlementaire. Or lundi soir, son président René Van der Linden a avalisé son retrait de l’ordre du jour. Autrement dit, il tente de l’enterrer.Qu’en concluez-vous ?

Le Conseil de l’Europe et le président Van der Linden cèdent aux pressions des groupes religieux intégristes. Nous assistons à un retour au Moyen-Age. Les créationnistes disent qu’une intelligence suprême a créé le monde et qu’on doit étudier cela. Selon eux, les scientifiques ont tort quand ils défendent l’évolution, selon laquelle l’homme et le chimpanzé ont des ancêtres communs, puisque cette théorie n’est pas conforme aux livres saints.

La France a déjà été confrontée à ce problème ?

Récemment, un milliardaire turc a fait envoyer dans tous les collèges français un ouvrage soutenant la thèse du créationnisme. A l’époque, le ministre de l’Education, Gilles de Robien, a commandé un rapport sur cet ouvrage au Collège de France. Conclusion : c’est un tissu d’âneries.

Alors pourquoi s’inquiéter ?

En France, il n’y a pas de risque, mais le Conseil de l’Europe, c’est quarante-sept pays. Un collègue polonais m’a dit qu’après ce refus de l’Europe, son ministre de l’Education, un intégriste, va sauter de joie, et expliquer que le Conseil de l’Europe approuve l’étude du créationnisme. En fait, il y a un danger dans tous les pays de l’Est.

©2007 20 minutes


Ce cas précis de délire sera de plus en plus développé par moi, grâce à des personnes qui réagissent et me donnent vraiment envie de bouger pour que la connerie déjà très présente dans nos sociétés ne fasse pas un pas de plus en avant.

http://www.20minutes.fr/article/167016/France-Le-Conseil-de-l-Europe-cede-a-des-religieux-integristes.php

Plus d’infos: http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_dangers_du_cr%C3%A9ationnisme_en_Europe

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26274

 

Il s’agit de résister aux avancées des fondamentalistes qui n’ont pas pour habitude d’encourager le rationnel.

 

Affaire à suivre,

 

Phil

Le samedi 12 avril, la Grande Loge de France a organisé à la mutualité un colloque sur l’évolution des sciences et les dangers liés à la montée des dogmatismes antiscientifiques, comme le créationnisme.

Trois tables rondes ont eu lieu autour du thème des sciences et de leur place dans la société du 21ème siècle. La première concerna le « danger des dogmatismes antiscientifiques contemporain », la seconde a essayé de répondre à la question « Faut-il avoir peur de la science ? » tandis qu’en fin d’après-midi la dernière a abordé l’éthique et posera la question de « Comment gérer sur le plan éthique les conséquences du progrès scientifique et technique ? ».

 
Le colloque a eu lieu au Palais de la Mutualité, il était ouvert au grand public.Une intervention de Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale, était prévue à 13 heures. Pour aborder ce sujet, Sciences et Avenir.com a interrogé Yves Quéré, physicien, membre de l’Académie des Sciences et co-président de l’Inter Academy Panel (IAP) qui intervint également: 
 
Pourquoi la science fait-elle peur ?Il y a plusieurs sortes de peur de la science.

L’une a à voir avec l’éthique : peur de telles ou telles retombées néfastes, voire terrifiantes, de la science : ainsi de sa capacité à rendre possible la fabrication d’armes de destruction massive (gaz de combat, armes nucléaires ou bactériologiques.) ou de créer des situations que l’on considère nuisibles pour  l’homme (dans sa dignité, sa santé.)

Une autre est de nature pédagogique : comment enseigner une matière que l’on estime – à tort, certes – avoir quitté le monde de tous les jours ? La science serait devenue exclusivement affaire d’hyper-spécialistes, et ne se déroulerait plus que sur quelque front de bataille, loin de nous, auquel seuls quelques Prix Nobel et assimilés auraient accès. On a bien sur peur d’enseigner une telle matière.

Une troisième, moins répandue sans doute, concerne la crainte de certains que la science, aboutissant à une (pourtant plus qu’improbable)  explication totale du monde, étouffe par-là l’imagination poétique.

Les dogmatismes comme le créationnisme représentent-ils un danger pour la science ?

           L’histoire de la science est riche d’affirmations (souvent posées par des scientifiques eux-mêmes) qui mettent en cause une théorie encore mal établie (par exemple la mécanique quantique à ses débuts). Ces affirmations, souvent « dogmatiques », s’éteignent peu à peu. Je ne crois pas qu’il y ait un danger véritable pour la science, en dehors des problèmes importants mais non fondamentaux que peuvent être les réductions de crédits, la crainte de la science, les délires ou simplement les superstitions (astrologie) de certains qui sont des freins au développement scientifique mais ne mettent pas celui-ci en réel péril.Comment réconcilier la science avec le grand public ?

Je ne pense pas qu’il y ait brouille entre la science et le grand public. Dans certaines enquêtes, elle demeure en tête des admirations du public. C’est plutôt de méconnaissance qu’il s’agit. Et là, un seul remède : l’éducation, sous toutes ses formes (école, media, musées).

 
 
Source: Joël IGNASSE Sciences et Avenir.com
La video du colloque sera bientôt accessible

Il existe depuis que l’Homme est Homme un tas de définitions qui essayent de déterminer, de définir, d’expliquer ce qu’est l’Homme, l’humain.

 

Est-ce vraiment lui ou a-t-il été créé de toutes pièces?

Or, la tâche semblant difficile et les résultats des réflexions majoritairement discutables. Il apparaît que des tas de pensées menèrent à des différences d’optiques.

Pourtant, à mes yeux et après réflexions, il me semble que c’est d’une simplicité banale.

Je m’explique: Doué de certains pouvoirs, au début non expliqués et maintenant partiellement, l’Humain s’est senti rapidement placé au centre de l’Univers.

Doué de raison et de beaucoup de déraison, celui-ci a cru expliquer ses capacités d’être non spécialisé, par la désignation de sa position privilégiée dans le monde qu’il entoure, en l’absence d’une réponse rationnelle,  par la seule désignation d’une instance suprême, d’une entité créatrice qui décida de son devenir.

Utile au premiers temps de l’Humanité, lors des tribulations d’un être faible et non spécialiste en quoi que ce soit, cette idée fit son chemin et décida de beaucoup de choses jusque, hélas, maintenant encore.

Ces … croyances issues de son esprit qui placèrent l’Homme là où il est ne sont en fait que le fruit de la perception qu’il a du monde qui l’entoure, le tout enrobé d’imagination. Il a naturellement une position privilégiée dans le règne animal auquel il appartient. Place qu’il doit, de façon exceptionnelle et due au hasard, au fait qu’il ne soit justement pas spécialisé en quoique ce soit.

En effet, si certains mammifères ont su développer un tas d’outils morphologiques ou de comportements adaptés à leurs milieux, l’Humain, lui, n’a rien développé et c’est que qui a fait sa force, il a pu s’adapter partout et même mieux ou pire, c’est selon, a même adapté son environnement à ses besoins.

Nous voilà avec un animal terrestre qui grâce, ou à cause, de sa particularité, se sent bien partout et commence à dicter ses lois, à modifier son environnement pour la survie de son espèce.

Bien sûr, quoi de plus naturel pour un être vivant que de répondre à la première loi de la nature … vivre, jusque là tout va bien, c’est dans les règles.

Hélas, dans le programme de cette créature, fut compris un outil, source de sa non spécialisation, son cerveau … enfin c’est vrai, je vous vois venir, tous n’en ont en effet pas et nous en avons la preuve tous les jours.

Mais, dans l’ensemble, les dons de cet animal ni grand ni petit finissent par avoir un solide impact sur tout le reste.

L’origine et c’est bien de ça dont je veux parler, réside dans cet outils qu’il a su développer et qui se situe généralement entre ses deux oreilles, encore une fois je parle pour l’espèce entière et j’écarterai pour l’instant, les particularismes qui peuvent exister et dont, non pas la nature, mais d’autres facteurs ont pu placer cet organe à d’autres endroits du corps, mais j’y reviendrai plus tard dans mes autres critiques …

Or, voilà, cet individu, placé dans le monde parmi tant d’autres espèces, au début luttant contre les éléments et puis, petit à petit, maîtrisant ou croyant maîtriser son entourage.

Riche de ses victoires, il s’octroie une chose unique dans le monde animal, il se déclare désigné par dieu ou pour simplifier, par une entité supérieure omnipotente créatrice de l’Univers.

Et c’est là que l’histoire trébuche, c’est là qu’il y a un bug dans le système. 

Pourquoi fait-il cela ?

Mais c’est clair voyons, son égo est tellement surdimensionné, grâce ou à cause de son cerveau, qu’il imagine que son « miracle » ne peut avoir eu lieu sans le consentement ou même pire encore, sans une décision de quelqu’un ou quelque chose qui doit forcément lui être supérieur.

Une entité en quelque sorte qui a un jour décidé que cet être exceptionnel serait sa création ultime. 

Mais quel manque de modestie ! Croire que NOUS, les êtres humains sommes les seuls à avoir une conscience parce qu’un dieu aurait pu s’intéresser à notre misérable sort est de l’hérésie, penser l’inverse est naturellement condamné mais j’assume.

Ce manque de réflexion ne peut s’imposer qu’en l’absence de réponse à tout ou du moins à beaucoup de choses dès le début de l’Humanité.

En l’absence de réponse (de sciences) les phantasmes sont légions et tant que le rationnel ne répond pas aux explications demandées, c’est l’imaginaire prolixe qui dicte ses ordres, or l’imagination, notre animal n’en manque pas. Dans un tas de domaines, la vastitude de son esprit explose et à défaut de chercher répond aux attentes de ses questionnements par le n’importe quoi. 

Ces réponses satisfaisantes au début lors de l’âge de l’ignorance, ne sont plus d’actualités, puisque depuis pas mal d’années certains ont inventé le savoir, chose hélas trop ignorée de nos temps.

Hé ben oui! Mais bon sang de bien sûr, il fallait y songer.

Mais bon, comme chacun sait, l’évolution est d’une lenteur affligeante, d’une lenteur qui rend les impatients plus impatients encore, alors en attendant, pour répondre à la masse questionnant du : qui suis-je ? Où vais-je ? Quand est-ce qu’on mange ? Des sorciers nous racontent des histoires afin de faire patienter le public et ainsi essayent de maintenir une certaine cohésion dans la foule, évitant les révolutions à répétitions en gagnant un salaire à mesure.

Donc, l’Homme inventa dieu, des dieux au début et un seul à la fin, car le problème du polythéisme, c’est que si n’importe quoi devient dieu, une branche d’arbre, le soleil, la lune, le renard (qui passe), le loup le renard et la belette, c’est que finalement c’est très peu satisfaisant pour ce nombriliste d’Homme, on ne sait plus vers qui se tourner lorsque tout va mal.

Le monothéisme a l’avantage de faire croire à qui on s’adresse et en l’occurrence, c’est facilité lorsque le créateur a eu la bonne idée de nous créer à son image.

Nous voilà donc en présence de cette entité qui nous comprend, puisqu’il est, pardon, puisque nous sommes comme lui.

Ouf ! Quelle chance, Il nous a créé à son image, heureusement qu’Il n’est pas un vers de terre, on aurait tout loupé, nous ne serions pas le peuple élu parmi tous ceux de la Terre. 

Imaginez que l’entité eusse été un paresseux, ou une scolopendre ? Quelle place aurions-nous tenus, nous simples et misérables Humains ?

Mais voilà, l’esprit fertile a su choisir sa place sur le podium de la nature en jouant des coudes et en s’appropriant ainsi le sommet d’un pseudo savoir il a pu gagner la tête de la chaîne alimentaire.

C’est qu’il est gourmand le salopiaud, il doit bouffer, c’est vrai pas tous, d’autres beaucoup moins, mais ça, c’est également réglé car dieu dans son immense bonté a placé au-dessus d’autres humains, certains encore plus haut, en fait plus près de lui et ceux là ont droit à plus que le reste (qui peu crever, au mieux payer ou se battre pour les plus forts).

Bon, je vais cesser, pour l’instant, d’être aussi réaliste et rêvons un peu … observons et voyons. 

Nous sommes dans un système solaire qui se trouve lui dans une galaxie.

 

Une galaxie contient entre dix mille milliards et cent mille milliards de systèmes solaires plus petits, égaux ou plus grands que le nôtre. 

Une petite idée pour savoit où nous êrons, voilà où se trouverait notre soleil, une invisible poussière dans la banlieue de la Voie Lactée:

Une idée de l'endroit où nous nous trouvons dans notre galaxie.

Crédits : NASA / JPL-Caltech/R. Hurt (SSC/Caltech)

 

En observant, jusqu’à présent près d’un pour cent de l’Univers, l’ESA et la NASA ont déduit qu’il y avait au moins trente mille milliards de galaxies dans l’espace (je vous rassure c’est une estimation).

 La simulation du Millenium montre bien la complexité de la structure de l'Univers. Aux très grandes échelles l'Univers est uniforme, alors qu'a des échelles de la taille des amas de galaxies la distribution de matière est très inhomogène.

Image: Millenium Run sur Futura Sciences.com

La simulation du Millenium montre bien la complexité de la structure de l’Univers. Aux très grandes échelles l’Univers est uniforme, alors qu’a des échelles de la taille des amas de galaxies la distribution de matière est très inhomogène.

Pensez-vous que les misérables aux problèmes futiles que nous sommes soient les élus du dieu suprême ? Nous et personne d’autre? Comment fait-il pour se souvenir de nous?

 

Permettez moi de douter et heureusement je ne suis pas le seul.

 

Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

 

Cordialement,

 

 

Phil