Il existe depuis que l’Homme est Homme un tas de définitions qui essayent de déterminer, de définir, d’expliquer ce qu’est l’Homme, l’humain.
Est-ce vraiment lui ou a-t-il été créé de toutes pièces?
Or, la tâche semblant difficile et les résultats des réflexions majoritairement discutables. Il apparaît que des tas de pensées menèrent à des différences d’optiques.
Pourtant, à mes yeux et après réflexions, il me semble que c’est d’une simplicité banale.
Je m’explique: Doué de certains pouvoirs, au début non expliqués et maintenant partiellement, l’Humain s’est senti rapidement placé au centre de l’Univers.
Doué de raison et de beaucoup de déraison, celui-ci a cru expliquer ses capacités d’être non spécialisé, par la désignation de sa position privilégiée dans le monde qu’il entoure, en l’absence d’une réponse rationnelle, par la seule désignation d’une instance suprême, d’une entité créatrice qui décida de son devenir.
Utile au premiers temps de l’Humanité, lors des tribulations d’un être faible et non spécialiste en quoi que ce soit, cette idée fit son chemin et décida de beaucoup de choses jusque, hélas, maintenant encore.
Ces … croyances issues de son esprit qui placèrent l’Homme là où il est ne sont en fait que le fruit de la perception qu’il a du monde qui l’entoure, le tout enrobé d’imagination. Il a naturellement une position privilégiée dans le règne animal auquel il appartient. Place qu’il doit, de façon exceptionnelle et due au hasard, au fait qu’il ne soit justement pas spécialisé en quoique ce soit.
En effet, si certains mammifères ont su développer un tas d’outils morphologiques ou de comportements adaptés à leurs milieux, l’Humain, lui, n’a rien développé et c’est que qui a fait sa force, il a pu s’adapter partout et même mieux ou pire, c’est selon, a même adapté son environnement à ses besoins.
Nous voilà avec un animal terrestre qui grâce, ou à cause, de sa particularité, se sent bien partout et commence à dicter ses lois, à modifier son environnement pour la survie de son espèce.
Bien sûr, quoi de plus naturel pour un être vivant que de répondre à la première loi de la nature … vivre, jusque là tout va bien, c’est dans les règles.
Hélas, dans le programme de cette créature, fut compris un outil, source de sa non spécialisation, son cerveau … enfin c’est vrai, je vous vois venir, tous n’en ont en effet pas et nous en avons la preuve tous les jours.
Mais, dans l’ensemble, les dons de cet animal ni grand ni petit finissent par avoir un solide impact sur tout le reste.
L’origine et c’est bien de ça dont je veux parler, réside dans cet outils qu’il a su développer et qui se situe généralement entre ses deux oreilles, encore une fois je parle pour l’espèce entière et j’écarterai pour l’instant, les particularismes qui peuvent exister et dont, non pas la nature, mais d’autres facteurs ont pu placer cet organe à d’autres endroits du corps, mais j’y reviendrai plus tard dans mes autres critiques …
Or, voilà, cet individu, placé dans le monde parmi tant d’autres espèces, au début luttant contre les éléments et puis, petit à petit, maîtrisant ou croyant maîtriser son entourage.
Riche de ses victoires, il s’octroie une chose unique dans le monde animal, il se déclare désigné par dieu ou pour simplifier, par une entité supérieure omnipotente créatrice de l’Univers.
Et c’est là que l’histoire trébuche, c’est là qu’il y a un bug dans le système.
Pourquoi fait-il cela ?
Mais c’est clair voyons, son égo est tellement surdimensionné, grâce ou à cause de son cerveau, qu’il imagine que son « miracle » ne peut avoir eu lieu sans le consentement ou même pire encore, sans une décision de quelqu’un ou quelque chose qui doit forcément lui être supérieur.
Une entité en quelque sorte qui a un jour décidé que cet être exceptionnel serait sa création ultime.
Mais quel manque de modestie ! Croire que NOUS, les êtres humains sommes les seuls à avoir une conscience parce qu’un dieu aurait pu s’intéresser à notre misérable sort est de l’hérésie, penser l’inverse est naturellement condamné mais j’assume.
Ce manque de réflexion ne peut s’imposer qu’en l’absence de réponse à tout ou du moins à beaucoup de choses dès le début de l’Humanité.
En l’absence de réponse (de sciences) les phantasmes sont légions et tant que le rationnel ne répond pas aux explications demandées, c’est l’imaginaire prolixe qui dicte ses ordres, or l’imagination, notre animal n’en manque pas. Dans un tas de domaines, la vastitude de son esprit explose et à défaut de chercher répond aux attentes de ses questionnements par le n’importe quoi.
Ces réponses satisfaisantes au début lors de l’âge de l’ignorance, ne sont plus d’actualités, puisque depuis pas mal d’années certains ont inventé le savoir, chose hélas trop ignorée de nos temps.
Hé ben oui! Mais bon sang de bien sûr, il fallait y songer.
Mais bon, comme chacun sait, l’évolution est d’une lenteur affligeante, d’une lenteur qui rend les impatients plus impatients encore, alors en attendant, pour répondre à la masse questionnant du : qui suis-je ? Où vais-je ? Quand est-ce qu’on mange ? Des sorciers nous racontent des histoires afin de faire patienter le public et ainsi essayent de maintenir une certaine cohésion dans la foule, évitant les révolutions à répétitions en gagnant un salaire à mesure.
Donc, l’Homme inventa dieu, des dieux au début et un seul à la fin, car le problème du polythéisme, c’est que si n’importe quoi devient dieu, une branche d’arbre, le soleil, la lune, le renard (qui passe), le loup le renard et la belette, c’est que finalement c’est très peu satisfaisant pour ce nombriliste d’Homme, on ne sait plus vers qui se tourner lorsque tout va mal.
Le monothéisme a l’avantage de faire croire à qui on s’adresse et en l’occurrence, c’est facilité lorsque le créateur a eu la bonne idée de nous créer à son image.
Nous voilà donc en présence de cette entité qui nous comprend, puisqu’il est, pardon, puisque nous sommes comme lui.
Ouf ! Quelle chance, Il nous a créé à son image, heureusement qu’Il n’est pas un vers de terre, on aurait tout loupé, nous ne serions pas le peuple élu parmi tous ceux de la Terre.
Imaginez que l’entité eusse été un paresseux, ou une scolopendre ? Quelle place aurions-nous tenus, nous simples et misérables Humains ?
Mais voilà, l’esprit fertile a su choisir sa place sur le podium de la nature en jouant des coudes et en s’appropriant ainsi le sommet d’un pseudo savoir il a pu gagner la tête de la chaîne alimentaire.
C’est qu’il est gourmand le salopiaud, il doit bouffer, c’est vrai pas tous, d’autres beaucoup moins, mais ça, c’est également réglé car dieu dans son immense bonté a placé au-dessus d’autres humains, certains encore plus haut, en fait plus près de lui et ceux là ont droit à plus que le reste (qui peu crever, au mieux payer ou se battre pour les plus forts).
Bon, je vais cesser, pour l’instant, d’être aussi réaliste et rêvons un peu … observons et voyons.
Nous sommes dans un système solaire qui se trouve lui dans une galaxie.
Une galaxie contient entre dix mille milliards et cent mille milliards de systèmes solaires plus petits, égaux ou plus grands que le nôtre.
Une petite idée pour savoit où nous êrons, voilà où se trouverait notre soleil, une invisible poussière dans la banlieue de la Voie Lactée:

Crédits : NASA / JPL-Caltech/R. Hurt (SSC/Caltech)
En observant, jusqu’à présent près d’un pour cent de l’Univers, l’ESA et la NASA ont déduit qu’il y avait au moins trente mille milliards de galaxies dans l’espace (je vous rassure c’est une estimation).

Image: Millenium Run sur Futura Sciences.com
La simulation du Millenium montre bien la complexité de la structure de l’Univers. Aux très grandes échelles l’Univers est uniforme, alors qu’a des échelles de la taille des amas de galaxies la distribution de matière est très inhomogène.
Pensez-vous que les misérables aux problèmes futiles que nous sommes soient les élus du dieu suprême ? Nous et personne d’autre? Comment fait-il pour se souvenir de nous?
Permettez moi de douter et heureusement je ne suis pas le seul.
Merci de m’avoir lu jusqu’ici.
Cordialement,
Phil